La lumière et les UV pour les perroquets

 

L’automne et la grisaille est à nos portes.

Plusieurs propriétaires de perroquets se demandent comment compenser le manque de soleil de l’été.

Le but est de donner des conditions de vie presque parfaite, l’autre but est de ne pas causer de préjudice.

L’été, 20 à 30 minutes de sortie dehors, 3 fois semaine est suffisant pour leur apporter une bonne source de ces rayons UV…
(jamais avec une exposition totale au soleil bien entendu)

Mais l’hiver c’est un problème, alors que faire ?

Nous savons que les oiseaux en milieu naturel sont exposés au soleil chaque jour mais jamais longtemps, ils vont à la recherche de nourriture et d’eau tôt le matin alors que les rayons ultraviolets (UV) sont à leur plus bas niveau. Puis les oiseaux se mettent à l’abri lorsque le soleil est à son plus fort, les rayons sont alors filtrés par la protection des arbres.

Le spectrum des ultraviolets consiste à 3 sortes de rayons : UVA, UVB, UVC.

Les oiseaux comme les reptiles, ont la capacité de voir les UVA, ces ultraviolets qui semble les aider:

1-Dans la reconnaissance du sexe opposé
2-Dans la sélection de leur nourriture

Les UVB aident à métaboliser la vitamine D, ce qui est essentiel pour la métabolisation du calcium et pour le système immunitaire.

Les UVC sont inexistant sur la planète puiqu’ils sont filtrés par la couche d’ozone.

Pour ce qui est de mettre une cage devant une fenêtre et s’imaginer que nos oiseaux vont en tirer un bénéfice, il faut savoir que les vitres ne laissent passer que les UVA et bloquent les UVB, il est important de ne pas oublier que ces UVA sont aussi dangereux pour la cornée des yeux et la peau de nos perroquets. Alors la cage ne devrait pas être en plein soleil devant la fenêtre.

La chaleur diffusé par la fenêtre est aussi dangereuse l’été, mais l’hiver les fenêtres laissent souvent entrer le froid, alors un oiseau placé trop proche d’une grande fenêtre pourrait développer des graves problèmes de santé.

Donc, il existe sur le marché des types de lumière à large spectre comme tubes-fluorescents ou ampoules fluocompactes qui peuvent remplacer ces mois d’hiver à l’intérieur, mais avec certaines conditions…

Le but est d’imiter le soleil du matin avec l’index de UV 2-4 maximum, T 5500K.
Il ne faut pas que ces lumières large spectre soient placés trop proche des oiseaux, puisqu’il y a des cas rapportés de dommages à la cornée et de coup de soleil chez des oiseaux qui ont comme les gris d’Afrique la figure dénudée de plumes.

Pour des oiseaux vivant en liberté comme ici, et étant libre de se déplacer et de changer de perchoir, la distance varie de 40 centimètres à 5 mètres, mais si votre oiseau est en cage, l’ampoule à large spectre ne devrait pas être trop près de la cage, puisque l’oiseau ne peut changer de place et s’éloigner des rayons UV.

Les lumières à large spectre ne devrait pas être à une distance inférieur à 40 centimètres(12 pouces) des oiseaux qui n’ont pas la possibilité de s’en éloigner.

il est important de se souvenir que entre 6 mois et un an d’utilisation, la lumière a perdue son rayonnement UV, donc les remplacer chaque automne même si elles éclairent encore.

L’utilisation d’un éclairage ultraviolet (UV) synthétique est recommandée pour l’enrichissement des oiseaux logés à l’intérieur. Il existe de nombreux avantages pour la santé, y compris la synthèse de la vitamine D3 avec les rayons UVB et l’amélioration de la vision et du comportement avec les UVA.

Toutefois, des doses élevées de rayonnement UV endommagent les tissus épithéliaux, y compris la cornée, la conjonctive et la peau.

Fondation St-Marseille

Source:
Laura Wade, DVM, ABVP (Avian)
Specialized Care for Avian & Exotic Pets
Wade LL, Baines.
Conf Assoc Avian Vet. 2008

Merci à tous

Une autre année se termine et la fondation St-Marseille aimerait remercier toutes les personnes qui ont contribué au bien-être des perroquets, nos généreux donateurs et ceux qui donnent une voix aux perroquets, en partageant le quotidien de ces animaux, en faisant connaître le sort de milliers d’entre eux qui vivent une vie terrible dans l’oubli et qui ont besoin de l’aide des humains pour connaître enfin une vie respectueuse.

De nombreux perroquets ont été abandonnés encore cette année et si beaucoup ont été adoptés… les années à venir vont être encore plus pénibles malheureusement, car de plus en plus d’oiseaux inondent le marché.

Alors un merci très spécial à ces familles d’adoption qui ont ouvert leur coeur et leur demeure afin de leur donner l’amour et le respect que ces oiseaux méritent tellement.

La fondation St-Marseille entreprend sa sixième année d’existence et soyez assurés que nous continuerons à défendre avec les valeurs morales et éthiques qui sont les nôtres, tous les oiseaux qu’ils vivent en captivité ou en milieu naturel.

En terminant… de nombreux perroquets sont en attente d’une famille d’adoption dans plusieurs refuges au Québec comme partout dans le monde, considérez l’adoption de l’un de ces oiseaux et n’encouragez pas le marché lucratif de la reproduction et de l’achat d’oisillons.

Fondation St-Marseille

L’anxiété de la séparation de son groupe pour le perroquet

La réalité
Aucun perroquet n’est adapté pour vivre dans nos maisons. Les perroquets sont des animaux du ciel que nous obligeons à vivre sur terre. Leur sécurité est dans la fuite et nous les obligeons à vivre en cage. Ils sont des animaux grégaires que nous obligeons à vivre seul ou dans un groupe d’une autre espèce. Malgré tout notre amour et notre respect envers ces animaux, nous sommes dans l’impossibilité de leur donner ce dont ils ont besoin… notamment la liberté.

La compréhension
Les perroquets, comme les autres animaux non humains, ont un instinct de survie incroyable. Malgré la douleur et la tristesse, ils ne se laissent pas mourir. Ils n’ont pas la notion du suicide. Ayant la notion de survie très développée, peu importe les circonstances, un perroquet souffrant ou mourant cachera son état de détresse jusqu’à la mort.
Il n’y a qu’un pas à faire pour comprendre qu’un perroquet souffrant psychologiquement cachera aussi cette détresse.

Les oiseaux démontrent clairement cette souffrance liée à l’anxiété et à la peur. Alors qu’il est facile de mettre sur le compte de la joie un oiseau qui danse, chante ou parle, nous pouvons identifier que l’oiseau qui arrive en refuge et qui sort tout son vocabulaire et ses folies est très certainement angoissé.

Il ne faut pas se leurrer, l’oiseau qui agit ainsi tout en étant séparé de son groupe et de son environnement n’agit pas ainsi parce qu’il est heureux. Il agit ainsi parce que l’anxiété est tellement grande qu’il doit cacher cette détresse en adoptant un mode de communication appris avec son groupe passé.

D’autres adopteront immédiatement une approche sexuelle avec des offrandes de nourriture, des parades et/ou le déclenchement d’une phase hormonale subite. Il ne s’agit pas d’un coup de foudre. Il s’agit plutôt de la recherche d’un apaisement du taux d’anxiété ressenti.

Chez les gris d’Afrique plus particulièrement mais aussi chez toutes les autres espèces qui ont développé du picage par le passé, lors d’un changement d’environnement, nous constatons une recrudescence du picage menant parfois à de l’automutilation. Il s’agit là de la recherche d’un apaisement de l’anxiété.

Il y a aussi l’oiseau qui se réfugie dans le mutisme et l’immobilisme. Cet oiseau est sous le choc et, bien que représentant un oiseau calme en apparence, son taux d’anxiété est si grand que la peur le tétanise. Il tente par tous les moyens de passer inaperçu, tout comme l’oiseau piégé.

Il est très important de reconnaître les signaux de détresse des perroquets et de porter une attention particulière à tous ces signes, afin de trouver une démarche adaptée à ces manifestations d’anxiété et désamorcer le plus rapidement possible cette détresse.

Par exemple, pour un oiseau prostré et refusant tout contact, il sera bien de l’approcher tout en prenant une position rassurante pour lui, comme de s’asseoir par terre avec des cachous et des jouets et de ne pas le regarder directement, mais attiser plutôt sa curiosité en interagissant avec les autres perroquets du refuge.

Si l’angoisse d’un oiseau lui donne envie de se coller à l’humain pour être rassuré, on peut alors lui prodiguer des câlins à profusion.

 

Notre travail pour améliorer leurs conditions de vie
Le travail d’un refuge n’est pas de prendre les perroquets et les mettre en cage en attendant les acheteurs ou les adoptants.

L’observation des perroquets est de la plus haute importance. On détermine ainsi les actions à privilégier pour rendre leur adaptation plus aisée et surtout dissiper leur angoisse, leur tristesse et leur anxiété le plus rapidement possible.

L’objectif est de trouver une famille d’adoption afin qu’ils retissent des liens affectifs et sociaux et retrouvent un sentiment d’appartenance à un groupe pour leur sécurité. Cela se fera toujours dans la compréhension et le respect des besoins et de la personnalité du perroquet.

Progressivement les perroquets s’adaptent à leur environnement. Ils apprennent à y vivre parce qu’ils n’ont d’autres choix.

Certains oiseaux sont plus résilients et leur adaptation est plus rapide. Par contre, d’autres ne s’en remettront jamais complètement.

Les perroquets imprégnés aux humains vont chercher un nouveau conjoint(e) parmi ces derniers…il s’agit de l’instinct de reproduction. Ils chercheront aussi à intégrer un nouveau groupe dans lequel ils se sentiront en sécurité…il s’agit de l’instinct grégaire. Et même s’ils ne parviennent qu’à combler partiellement ces deux instincts, ils réussiront tout de même à vivre…il s’agit ici de l’instinct de survie.
Adoption
Pour les plus chanceux qui trouveront un environnement adapté à leurs besoins spécifiques, ceux-ci s’intégreront au groupe, pourront voler librement et seront ainsi respectés et aimés le reste de leur vie en captivité.

Les plus malchanceux qui vivront plusieurs abandons successifs devront chaque fois repasser par les mêmes étapes et troubles d’anxiété, afin de se réadapter chaque fois à un nouvel environnement pour survivre et se réintégrer dans un nouveau groupe.

Chaque perroquet vit l’abandon et le rejet de son groupe avec anxiété. Chaque expérience du passé est ancrée en eux et dicte leurs comportements futurs selon les situations qui se présenteront à lui.

Chaque abandon laissera des séquelles psychologiques plus profondes, hypothéquant ainsi son droit à une vie décente. On ne parlera donc plus de bonheur mais bien de survie et là est toute la différence.

 

Joanne Vleminckx

Fondation St-Marseille

Message important

février 27, 2014, 08:13:28 pm

Message Important au monde aviaire
J’hésitais à faire ce message parce qu’on nous accuse souvent des pire crimes quand nous osons dénoncer. Mais la fondation a pour mandat de protéger et défendre les perroquets et se taire, c’est être complice.

Et malheureusement dans ce monde aviaire, la perception du respect des perroquets est différente et varie selon les individus.

Alors ce message s’adresse à ces dames bien pensantes et qui se proclament refuges, sanctuaires ou organismes de protection des perroquets.

À vous qui envoyez les perroquets dans un sanctuaire sur l’île de Vancouver, lequel sanctuaire, il n’y a pas si longtemps, était sur le bord de la faillite et faisant l’objet d’une pétition en ligne pour demander que les perroquets soient mieux traités.

http://www.change.org/petitions/save-the-birds-of-world-parrot-refuge

Je ne sais pas les conditions actuelles de ce sanctuaire mais, si je me fie à un commentaire de madame Cheryl T. de Californie, il semblerait qu’il n’y a pas d’amélioration depuis la pétition de 2012

 »Behind Closed Doors ….”
1 of 5 starsReviewed February 14, 2014

An « Attraction »??!! Behind closed doors these parrots are living in hell. After visiting I was so troubled Subsequently I was able to make contact with an individual intimately familiar with how this ‘Sanctuary’ operates. Behind the scenes is another story: Birds killing birds, rats and illness running rampant, no veterinary attention, freezers full of birds wrapped in towels, horrible sanitation, not much access to fresh water – it goes on and on. The « owner » does not believe in toys or pellets. Fed little more than ramen noodles, half-rotted fruit and some seed available, often with birds fighting for it…. Either find funding or shut down. I would not subject children to this disturbing place  »
Lien des commentaires:
http://www.tripadvisor.com/Attraction_Review-g499125-d612591-Reviews-World_Parrot_Refuge-Coombs_Vancouver_Island_British_Columbia.html

Mais même dans les meilleures conditions…
Les perroquets du Québec sont presque tous élevés à la main et imprégnés. En conséquence, ils ont de la difficulté à vivre avec beaucoup d’autres perroquets qu’ils ne considèrent pas de leur espèce. Ils sont programmés à avoir besoin du contact des humains et souffrent de l’absence de ce contact.

Avez-vous seulement pensé à tous ces perroquets imprégnés à l’humain? Avez-vous pensé à ces oiseaux qui, en plus d’endurer le traumatisme de la séparation de leur famille et subir le traumatisme du voyage, arrivent dans un endroit où il y a plus de 500 perroquets?

À cette dame  »comportementaliste-refuge » qui réfère ce sanctuaire de Vancouver pour un caïque de 5 ans sans aucun problème de comportement et qui pourrait facilement trouver une bonne famille d’adoption, avez-vous pensé à cet oiseau qui a été élevé seul avec des humains?

Qu’est ce que ça vous rapporte à vous de si important pour ne pas prendre de votre précieux temps afin de trouver une bonne famille pour cet oiseau?

Que vous ayez en grippe les bons refuges au Québec, je peux comprendre et accepter ce fait. Mais pourquoi ne pas faire votre travail de refuge comme il se doit et trouver une bonne famille pour cet oiseau puisque vous êtes refuge? N’est-ce pas là votre devoir?

Que vous référiez ce refuge pour un perroquet capturé en milieu naturel ou qui n’a pas subi l’imprégnation à l’humain, soit, je peux le comprendre, bien qu’un perroquet capturé en milieu naturel est facilement adoptable. D’autant plus qu’il est prouvé que les perroquets capturés en milieu naturel ou qui n’ont pas subi d’imprégnation aberrante à l’homme vivent beaucoup plus longtemps dans une famille avant l’abandon, puisqu’ils sont plus facile à vivre que l’oiseau imprégné qui demande une attention constante de son humain.

Pour un perroquet avec de graves problèmes de comportement telle une hyper agressivité et dangereux avec les humains, bien que ce ne soit pas la faute de cet oiseau, je peux comprendre que cela puisse être plus sécuritaire pour l’humain.

Certains perroquets en captivité sont tellement traumatisés que rien ne peut plus être fait pour eux. Alors, qu’ils terminent leur vie avec des congénères est  »peut être » le mieux qui puisse leur arriver comme derniers recours avant la mort, cela je peux en convenir.

Mais de grâce, et pour l’amour des perroquets, avant de vous débarrasser de ceux-ci pour encombrer un refuge de Vancouver avec des perroquets élevés au Québec, pensez donc à vous battre pour eux contre la reproduction, l’imprégnation, le marché de la vente d’animaux…etc.

Nous savons ce que cela implique. L’effort et l’énergie que cela prend pour dénoncer ces choses. Nous connaissons les obstacles devant nous ainsi que les gens qui abusent les perroquets et qui nous détestent. Nous savons qu’il est beaucoup plus difficile de faire changer les mentalités que de se débarrasser de perroquets encombrants. Mais si VOUS n’êtes pas intéressées à faire ces efforts, ne pénalisez pas les perroquets qui pourraient être heureux dans une bonne famille en les envoyant là où ils n’ont aucune chance de trouver une famille aimante qui saura veiller à leur santé physique et psychologique.

Ne condamnez pas ces oiseaux imprégnés et vendus ici à une vie de sanctuaire où les maladies et\ou les blessures physiques et psychologiques sont inévitables.
Fondation St-Marseille

21 juin 2016

Voici l’aboutissement de ce qui était inévitable, tant de perroquets ont souffert et sont morts au World Parrot Refuge en vain.

http://vancouverisland.ctvnews.ca/video?clipId=884291