Observation du comportement de groupe

Observation de comportements interactifs dans un groupe de quatre-vingt-treize Aras dans une situation de vol-libre en habitat naturel.
Un examen attentif des comportements naturels des oiseaux est difficile parce que le suivi à l’état sauvage est fragmenté et en captivité, la plupart des oiseaux ne sont pas dans un cadre naturel.
images-19Ainsi, de nombreuses théories abondent et les hypothèses deviennent souvent généralement acceptées comme un fait. Notre situation d’un habitat d’un quart d’acre naturel attaché à notre maison contenant 93 aras volant librement, nous a donné une occasion unique d’observer de première main de nombreux comportements interactifs naturels qui ne sont généralement pas observables. Beaucoup de théories actuellement détenues ne sont pas prises en charge par notre observation. Il y a souvent une résistance à affronter et modifier ou changer les théories courantes, même lorsque les preuves empiriques nient leur validité.
Nous n’avons jamais observé aucun signe d’un chef de file du troupeau, ni de structure organisée au sein du grand groupe. Il existe l’oiseau agressif occasionnel ou autoritaire, mais jamais dans toutes les situations, ni avec tous les individus. Ces oiseaux ne sont pas imités de quelque façon, mais sont plutôt évités par les autres. Quand un oiseau s’éloigne de l’un de ces individus, cela n’est pas la reconnaissance de sa position mais plutôt pour éviter des lésions corporelles.

Dans ce qui semble être un troupeau, il y a des duos et des petits groupes qui sont dynamiques et changeant périodiquement. Par exemple, un groupe de quatre Hyacinthes, qui nous appellont affectueusement sous le nom de « les quatres redoutables » reconfirment leur alliance quotidiennement en joignant leur becs et en hochant la tête chacun leur tour, comme nous les humains nous serrons la main. Ils défendent ce qu’ils considèrent comme leur territoire et rarement acceptent-ils un autre membre dans leur groupe.

images-18Dans un tel petit groupe, il peut souvent y avoir un individu plus populaire. Ces oiseaux sont souvent les plus doux et ne semblent pas dominer en aucune façon. Les autres s’en remettent à eux volontairement sur ce qui semble être l’admiration et le respect. Ils n’ont pas acquis leur statut à travers la domination sur les autres et ils ne demandent pas le plus haut poste. En fait, les oiseaux dominants varient à chaque instant. Les oiseaux les plus timides sont le plus souvent vus en haut, sans doute parce que c’est là qu’ils se sentent plus en sécurité.Les oiseaux perchés dans les arbres ou sur une tête humaine ou l’épaule n’ont jamais, en aucune façon, démontré une inclination à nous dominer ou dominer tout autre oiseau. Comme la tendance est de voler quand quelque chose les effraye, comme un faucon volant au-dessus, la hauteur semble signifier la sécurité plutôt que la domination.

images-13Nos observations de ces aras montrent tout à fait une étonnante similitude du comportement de troupeau d’humains dans un restaurant ou un concert rock. Un observateur étranger conclurait que les humains sont des animaux du troupeau et donc, il doit sûrement y avoir un chef de troupeau. Mais qu’en est-il? Avec un examen plus approfondi, on verrait que dans cette masse d’êtres humains, il y a de petits groupes contenant sans doute un membre plus confiant, un plus timide, un populaire, ou même un ringard, mais chaque groupe est essentiellement non impliqué avec des groupes adjacents. Si quelqu’un criait «Au feu! » ils réagiraient tous au fonctionnement d’un «troupeau», et notre observateur aurait la certitude que ses hypothèses étaient correctes – ceux-ci sont définitivement des animaux grégaire. Ce qu’il ne verrait pas, c’est que chaque unité procéderait à son propre territoire, comme dans ce cas, d’une maison ou un appartement. En d’autres termes, les êtres humains adultes ont un territoire qu’ils défendent farouchement, mais ils se rassemblent pour l’alimentation ou le divertissement. Nous voyons ce même comportement chez nos aras.

Les aras juvéniles semblent être plus axée sur le troupeau. Ils cohabitent dans de plus grands groupes que les oiseaux plus âgés, un peu comme des adolescents dans un magasin. Ils interagissent les uns avec les autres de façon interchangeable. A ce stade, le lissage mutuelle de plumes ou se nourrir un et l’autre ne signifie pas la formation d’un couple, les partenaires peuvent changer rapidement, cette fois, la contrepartie du dating chez les humains! Cependant une fois qu’ils ont développés une relation de couple,les autres oiseaux semblent le reconnaître immédiatement, et ils doivent être séparés du groupe et notamment des autres paires sinon, des combats sérieux peuvent survenir. Lorsque des mâles adultes se bagarrent, cela semble être une question de territorialité ou occasionnellement un choix de partenaire, plutôt que pour la position de chef du troupeau, ou de la domination. Ils tentent de faire fuir les autres couples, mais ne semblent pas déranger les autres qui sont immatures ou sans partenaires.

images-17Même si il semble n’y avoir aucune hiérarchie organisée ou hiérarchie de dominance, il y a parfois un oiseau très timide qui doit également être tenu à l’écart du groupe. Les autres sentent souvent sa peur et en profitent pleinement.

Ces conclusions sont basées sur l’observation de Aras seulement…les cinq ou six membres de chacun de nos autres espèces ne constituent pas un échantillonnage assez grand pour généraliser. Elles n’impliquent donc pas, l’ensemble des espèces.

Par Bob et Liz Johnson
(PS) Ce site n’étant plus disponible vous pouvez trouver l’article original ici :

https://books.google.ca/books?id=W09jAVP4AasC&pg=PT240&lpg=PT240&dq=Macaw+dominance+Bob+and+Liz+Johnson&source=bl&ots=X0GwizUpZd&sig=MS9Ml70_9ZIzJhCH9CjCsOMAI_g&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjw6KGq3r3KAhVDkIMKHW7-CqAQ6AEIJTAB#v=onepage&q=Macaw%20dominance%20Bob%20and%20Liz%20Johnson&f=false

Traduction libre
Fondation St-Marseille
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